HARCELEMENT SEXUEL, le SDIS 44 n’est pas épargné !

A l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, une employée du
SDIS44 a dénoncé publiquement les agissements de son ancien supérieur hiérarchique, officier de
sapeur-pompier.

Comme l’ont précisé les articles de presse, nous sommes intervenus, pour la première fois, sur ce
dossier en juin 2016.

Dans ce type d’affaire, le rôle des organisations syndicales n’est pas d’établir ou de juger la matérialité des faits, mais de se centrer sur la défense du droit au travail de la victime (aménagement de poste, mobilité, …) en interpellant l’employeur.

Nous avons œuvré en ce sens, en vain…

Dès septembre 2016, notre collègue a postulé sur des postes vacants dans l’espoir de s’éloigner de son présumé harceleur, mais ses candidatures n’ont pas été retenues. Pourtant, le directeur départemental nous avait laissé entendre qu’elle serait prioritaire.

Ce sera seulement quatre mois après notre première intervention, et quelques relances, que le DRH lui proposera une mission pour une durée de six mois ; mission qui consistera à faire du tri dans les notes opérationnelles. Considérant cette proposition dégradante, notre collègue la refusera.

Elle sera alors contrainte de reprendre le travail face à son présumé harceleur, dans l’attente que celui-ci parte en retraite.

Après six candidatures non retenues, notre collègue est toujours en poste au même endroit. Son présumé harceleur, quand à lui, a quitté les lieux. Pour autant, au sein de son service, une ambiance froide règne dans l’atmosphère. Cette histoire a laissé des traces.

Les mécanismes de harcèlement sexuel, en raison du sentiment de honte qu’il procure, font que beaucoup de victimes s’enfoncent progressivement dans la solitude. Et lorsque celles-ci parviennent à en parler, un bon nombre de personnes ont tendance à porter des jugements un peu trop hâtifs à leur égard, en les considérant parfois coupables d’avoir été harcelé (« à sa place, j’aurais fait ça », ou « elle aurait dû », ou « elle l’a bien cherché », …).  Pourtant, confronté à des actes de harcèlement, nul ne sait comment il réagirait !

Aujourd’hui, nous dénonçons une certaine inertie de l’administration du SDIS, quant à cette affaire. En effet, même si l’acte de harcèlement n’a matériellement pas été prouvé au sein de l’établissement, l’administration aurait dû réagir dès les premiers signalements.

L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. A ce titre, il a différentes obligations.

Qu’est-ce le harcèlement sexuel ?

Le harcèlement sexuel se caractérise par le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui :

 

  • Portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant ;
  • Ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante

 

 

Comment réagir lorsqu’on est victime de harcèlement au travail ?

 

  • Rassembler des preuves (témoignages, SMS, mails, certificats médicaux…)
  • En parler aux représentants du personnel ou (et) au médecin du travail

  

article PO et OF 25 11 20017 harcelement sexuel SDIS44

 

 

 

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